EXCLU – Hélène Ségara: bien­tôt guérie de ses problèmes de vue ?

La chan­teuse célèbre d'encou­ra­geantes avan­cées scien­ti­fiques

Malgré l'adver­sité, elle n'a jamais perdu l'espoir. Atteinte de problèmes de vue depuis plus de trois ans, la chan­teuse et juré de « La France a un incroyable talent » sur M6 veut aujourd'hui croire à sa prochaine guéri­son, grâce à une récente décou­verte de l'Insti­tut de la Vision qu'elle soutient…

La France pas qu’un incroyable talent. Elle en a deux. Les téles­pec­ta­teurs de M6 éliront le premier en direct, à partir de 21 heures, ce soir. Le deuxième, déjà connu, n’est autre qu’Hé­lène Ségara, membre du jury.

Du courage, de l’en­du­rance et de la rési­lience, la chan­teuse n’en aura pas manqué depuis qu’on lui a diagnos­tiqué une mala­die rare trou­blant sa vision, il y a plus de trois ans.

En octobre 2013, bles­sée par les critiques sur sa méta­mor­phose physique, Hélène choi­sis­sait nos pages pour s’ex­pliquer : « Du jour au lende­main, je me suis réveillée en ne voyant plus que de l’œil gauche. Mon ophtal­mo­lo­giste n’a pas compris lorsque je l’ai appelé, car j’ai toujours eu dix à chaque œil. Quand il m’a examiné, il a cru que j’avais été victime d’un choc. Je lui ai répondu par la néga­tive. Il m’a alors en-
voyée d’ur­gence à l’Hô­tel-Dieu, de crainte
 que je ne sois atteinte d’une dégé­né­res­cence macu­laire irré­ver­sible dont souffrent
 plus géné­ra­le­ment les personnes âgées. 
J’ai vu un premier spécia­liste, puis un 
deuxième. J’ai subi une angio­gra­phie afin
 que soit révélé ce qui handi­ca­pait mon œil
 droit. Toujours aucune expli­ca­tion. Alors que j’étais en train de perdre tota­le­ment la vue, ils ont redouté une ménin­gite foudroyante. J’ai été hospi­ta­li­sée. J’ai eu droit à tout : ponc­tion lombaire, IRM, scan­ner… (…) Après avoir subi tous les examens possibles et imagi­nables, j’ai fini par rencon­trer un grand profes­seur qui m’a diagnos­tiqué une mala­die très rare. » La chan­teuse préfère alors en taire le nom.

« Ce n’est pas une sclé­rose en plaques, ni une poly­ar­thrite. On a trouvé le nom de cette mala­die rare, mais pas la cause de la mala­die auto-immune dont elle découle », pour­suit-elle.

Le trai­te­ment est éprou­vant. Afin d’évi­ter une totale cécité, la chan­teuse a commencé à se soumettre à de très fortes doses de corti­sone. Son œil gauche est préservé. Elle a pu retrou­ver une partie de sa vision à l’œil droit. Mais son visage a consi­dé­ra­ble­ment gonflé. Les moque­ries pleuvent.« Il n’y a pas de honte à être malade, confie Hélène, ce n’est pas un choix. » C’est un supplice. La chan­teuse ne supporte plus les flashs. En concert, la pour­suite des lumières l’aveugle énor­mé­ment.

Un an plus tard, à l’au­tomne 2014, Hélène nous confie qu’elle a décidé d’ar­rê­ter la corti­sone. « Quand les méde­cins m’ont annoncé qu’on arri­vait au bout du trai­te­ment et que je leur ai répondu que j’avais cessé d’y recou­rir depuis plus d’une semaine, ils étaient fous. Mais il faut savoir que la corti­sone est un « remède-poison ». A hautes doses, comme celles qui m’étaient pres­crites, ses effets secon­daires sont terribles. Elle attaque le foie, le pancréas, les reins, jusqu’à la capa­cité respi­ra­toire. Je ne souhai­tais pas davan­tage marty­ri­ser mon corps. On m’a posé dans l’œil un implant qui m’a sauvée d’une perte irré­mé­diable de la vue. Il dimi­nue cet œdème dont personne n’ar­rive à déter­mi­ner la cause. Mais sa durée d’ef­fi­ca­cité est limi­tée dans le temps. Et je ne pour­rai pas le renou­ve­ler à l’envi, car cela entraî­ne­rait d’autres compli­ca­tions. Paral­lè­le­ment, je me suis donc tour­née vers d’autres méde­cines davan­tage axées sur le renfor­ce­ment du mental », nous explique-t-elle. Avant de nous confier qu’elle a trouvé un spécia­liste en méde­cine holis­tique à Los Angeles, où, avec son époux Mathieu Lecat et leurs enfants Matteo et Maya, ils ont décidé de s'instal­ler.

Hélène n’a pour­tant pas cessé de croire en la science. Sans trop s’en répandre dans les médias, elle décide de soute­nir l’Ins­ti­tut de la Vision, plus grand centre de recherche sur les mala­dies oculaires en Europe.

Face aux jour­na­listes, la chan­teuse ne souhaite plus parler de sa mala­die. Mais entre deux concerts, elle s’em­ploie à lever des fonds pour les équipes du Profes­seur José-Alain Sahel, direc­teur scien­ti­fique de l’Ins­ti­tut de la Vision.

Sa persé­vé­rance a payé. Hélène vient de nous l’an­non­cer avec joie : « Grâce à 100 000 euros déjà récol­tés, les équipes du Profes­seur Sahel ont pu déve­lop­per une thèse, qui atten­dait un finan­ce­ment depuis 4 ans. Après avoir étudié 80 cobayes, dont j’ai fait partie, elles ont un début de piste très sérieux pour expliquer certaines dégé­né­res­cences occu­laires. Elles ont trouvé un point commun à tous les cas inex­pliqués comme le mien. Si leurs hypo­thèses sont confir­mées, beau­coup de gens pour­ront retrou­ver leur vue et ça sera grande une première mondiale. Le Profes­seur Sahel et ses équipes vont travailler à la mise en place d’un proto­cole d’es­sai. Je compte orga­ni­ser un nouveau dîner de gala courant 2017 pour lever des fonds supplé­men­taires et ainsi les aider dans leurs travaux de recherche. »

Golden buzzer pour Hélène !

 

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