27 ème Sommet Afrique France, Bamako 2017

Les jalons d’un partenariat sans complexe

Le 27 ème sommet Afrique France s’est déroulé, à Bamako, du 13 au 14 janvier. Pour cette édition, le Mali a accueilli une soixantaine de délégations dont une trentaine conduite par des Chefs d’Etats. La cérémonie d’ouverture, co-présidée par les présidents Ibrahim Boubacar Kéïta et François Hollande, a enregistré la présence de plusieurs chefs d’Etat, de gouvernement, de responsables d’organisations internationales etc. Pour sa réussite, le gouvernement malien a déployé de gros moyens financiers et humains. Ainsi, sur le plan sécuritaire, la capitale a été quadrillée par des forces de sécurité qui ont accentué les patrouilles après avoir bénéficié de matériels ultra modernes. En relevant ce défi, notre pays signe son retour dans le concert des nations de la plus belle manière en vouant aux gémonies ceux qui émettaient de sérieuses réserves quant à ses capacités à organiser et tenir une rencontre d’aussi grande importance dans le contexte qui est le sien.

 

En tout, ce sommet de Bamako a réuni une trentaine de chefs d’états et leurs épouses, de gouvernements, des hommes d’affaires, des représentants de la jeunesse africaine et française.
En marge de ce sommet, se sont tenus le forum économique autour duquel se sont retrouvés des hommes d’affaires africains et français, la rencontre des épouses des chefs d’états et celle des jeunes du continent.
« Partenariat, Paix et Emergence » était le thème de ce sommet. Pour le chef de l’Etat malien, Ibrahim Boubacar Kéïta, «  les trois exigences s’imbriquent, en effet, les unes dans le autres. Les chefs d’états, en huis clos, repenseront le partenariat qui existe entre l’Afrique et la France, la sincérité de ce partenariat est le gage du  développement  et de la stabilité ».
Saluant les différentes délégations étrangères, IBK a particulièrement remercié le président François Hollande pour son soutien dans la lutte contre le terrorisme : « votre solidarité envers notre pays, Monsieur le président, vous l’aviez auparavant manifestée de manière  décisive dans la circonstance  la plus difficile  qu’a traversée notre nation. Ce jour-là, le destin du Mali tenait à une décision résolue et rapide de votre part. Et cette décision, vous l’avez prise, Monsieur le président sans hésitation. Cet apport du Président a considérablement contribué à la sortie de la crise, en passant par l’organisation des élections présidentielle et législatives, la signature de l’accord de paix après de nombreux pourparlers à Alger sous le leadership du Président Algérien, son excellence Abdel Aziz  Bouteflika, comme le rappelait dans son discours François Hollande, lui-même ».
De l’accord pour la paix et la réconciliation nationale, IBK dira qu’il oriente nos efforts vers les évolutions  indispensables  que sont l’acquisition et la consolidation  d’une vision commune  de la nation  malienne et une gouvernance  territoriale prenant en charge  la diversité de nos réalités socioéconomiques tout en préservant le caractère  unitaire de l’Etat.
Quant au Président en exercice de l’Union africaine, le président tchadien Idriss Déby Itno, l’ami malien affirme qu’au-delà de la symbolique de l’agenda, ce triptyque résume nos attentes. Il est, d’après lui, cependant en adéquation  avec nos préoccupations les plus légitimes.
Le nouveau partenariat que nous appelons de tous nos vœux, selon Idriss deby, ne saurait se construire que dans le respect mutuel, la confiance réciproque, l’égalité, loin du double méfait  du complexe d’infériorité et des velléités de domination. « Le peuple malien et les pays d’Afrique fondent un grand espoir sur ce sommet de Bamako pour la redéfinition du partenariat Afrique-France » a-t-il conclu.
Benjamin SANGALA L'ESPERANCE

 

 

Retour à l'accueil