LES POINTS DE REVENDICATION DES MAGISTRATS MALIENS :

 

Après une première grève observée du 27 au 29 juillet 2016, les magistrats maliens ont entamé une seconde grève du 9 au 17 janvier 2017. Ils ont décidé de transformer ce mouvement en une grève illimitée qui se poursuit jusqu’à présent. Le cahier de doléances est soutenu par les deux syndicats de magistrats: le Syndicat Autonome de la Magistrature (SAM) et le Syndicat Libre de la Magistrature (SYLIMA).

Les doléances des magistrats comportent 27 points, à savoir :

– le relèvement du budget du ministère de la Justice à au moins 10% du budget national à compter de l’exercice 2017;

– l’alignement de la Cour suprême sur les institutions de même niveau, au regard de la séparation des pouvoirs, au point de vue des traitements et avantages ainsi que sa dotation en moyens nécessaires à son fonctionnement;

– le relèvement de la grille indiciaire des magistrats: de 350 à 750 pour le magistrat en début de carrière; de 1100 à 3500 pour le magistrat de grade exceptionnel.

– le rehaussement des indemnités judiciaires à hauteur de 800 000 FCFA pour chaque magistrat;

– le rehaussement des indemnités de logement à hauteur de: 500. 000 FCFA pour le magistrat de la Cour suprême; 300.000 FCFA pour les autres magistrats.

– l’octroi de primes de responsabilité et de représentation à hauteur de: 500. 000 FCFA pour le président et le procureur général près la Cour Suprême, 400. 000 FCFA pour les autres magistrats de la Cour suprême; 350. 000 FCFA pour le président de la Cour d’appel, le procureur général près la Cour d’appel et les chefs des services centraux du ministère de la Justice; 300. 000 FCFA pour tous autres magistrats de la Cour d’appel ou de l’inspection des services judiciaires; 200. 000 FCFA pour les présidents et procureurs d’instance; 150 000 FCFA pour tout autre magistrat d’une juridiction de premier degré;

– l’octroi d’indemnités de recherches à hauteur de 200. 000 FCFA pour chaque magistrat de la Cour suprême et le directeur de l’Institut de Formation Judiciaire; 100. 000 FCFA pour le directeur adjoint et le directeur des études de l’Institut;

– l’octroi d’une prime de risque de 150. 000 FCFA à tout magistrat;

– l’octroi d’une prime d’installation de 2. 000 000 de FCFA à tout magistrat qui entre en fonctions;

– la revalorisation des pensions de retraite des magistrats à hauteur de 50%.

Le SAM exige aussi la dotation en carburant de tous les magistrats, la réparation des dommages matériels subis par les magistrats lors de la crise du nord, l’élaboration d’un plan de carrière des magistrats, leur formation continue, l’inscription des charges et frais du SAM au budget du ministère de la Justice, l’octroi au SAM d’un poste au Conseil économique, social et culturel; l’octroi d’un passeport de service à tout magistrat, la dotation en véhicule des magistrats de la Cour suprême, des chefs de juridictions et de parquet, l’adoption d’un programme de logement pour les magistrats et l’exonération pour toute importation faite par un magistrat tous les trois ans…

Bréhima Traoré

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