Apparition historique du roi du Maroc, Mohammed VI, au sommet de l'Union africaine

Le roi du Maroc, Mohammed VI, a fait une apparition historique, mardi à Addis Abeba, lors de la cérémonie de clôture du sommet de l'UA, au lendemain de la réintégration de son pays au sein de l'organisation continentale.

Un geste historique. Le roi du Maroc, Mohammed VI, a assisté, mardi à Addis Abeba, à la cérémonie de clôture du sommet de l'Union africaine (UA), au lendemain de la réintégration du royaume chérifien au sein de l’organisation panafricaine après trente-trois ans d'absence.

"Il est bon le jour où l'on rentre chez soi", a affirmé le monarque, invité à prendre la parole devant les chefs d'État lors de la cérémonie.

Vêtu d'un costume sombre, la tête coiffée d'un turban doré, Mohammed VI s'est félicité du soutien "franc et massif" de ses pairs africains. S'il a justifié le départ de son pays de l'organisation – dont il fut cofondateur en 1963 –,  en 1984 [en protestation à l’admission de la "République arabe sahraouie démocratique"], le roi marocain a expliqué en substance que le temps était venu de retrouver l'Union africaine : "l'Afrique est ma maison", a-t-il ainsi déclaré.

"Il est l’heure de rentrer à la maison : au moment où le Royaume compte parmi les nations africaines les plus développées, et où une majorité de pays-membres aspirent à notre retour, nous avons choisi de retrouver la famille", a-t-il ajouté.

Lundi, 39 pays sur 54 s'étaient prononcés en faveur du retourau sein de l'UA du Maroc, qui avait quitté avec fracas l'organisation en 1984 pour protester contre l'admission de la République arabe sahraouie démocratique (RASD) proclamée par les indépendantistes du Front Polisario au Sahara occidental, ex-colonie espagnole que Rabat contrôle et considère comme sien.

"Nous n'ignorons pas que nous ne faisons pas l'unanimité au sein de cette assemblée", a toutefois reconnu Mohammed VI.

Plusieurs poids-lourds du continent, dont l'Afrique du Sud, l'Algérie ou le Nigeria, soutiens de longue date de la République sahraouie, s'opposaient au retour du Maroc au sein de l'UA. En vain, puisque sous la houlette du nouveau président en exercice de l'UA, le président guinéen Alpha Condé, "le principe de la majorité l'a finalement emporté" et le Maroc a été admis sans condition.

L'action du Maroc, a tenu à rassurer le souverain, "concourra à fédérer et à aller de l'avant".

Avec AFP

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