Attaques terroristes simultanées dans le centre et le sud de notre pays

Le douanier Mahamne Dédéou Touré tué à Ouelessebougou

Les ennemis de la paix sont à pied d’œuvre et sont prêts à tout pour saboter un processus qui peine déjà à se concrétiser. En effet, aucune localité du pays, y compris la capitale Bamako, n’est épargnée par cette folie meurtrière avec son corolaire de morts, de blessés, de dégâts matériels etc. C’est ainsi que dans la nuit de samedi à dimanche, vers 23 heures, le poste de douane de Ouellessebougou, situé à exactement 84 km de Bamako, quel culot, a été attaqué par des individus non identifiés et dont tout porte à croire que ce sont des terroristes. Lourdement armés, d’après les témoignages des témoins oculaires de l’attaque, les assaillants ont tué le douanier Mahamane Dédéou Touré, jeune frère du tout nouveau chef de la Brigade mobile d’intervention (BMI) de Sikasso, l’inspecteur des douanes Mahamoud Touré.

Natif de Ségou, Mahamane Dédéou Touré a été enterré, hier dimanche, dans la capitale des Balanzans, en présence de l’administration douanière conduite par son directeur, l’inspecteur général des douanes Aly Coulibaly.
Au même moment où le poste de douane de Ouellessebougou était attaqué, d’autres sources rapportent que celui du carrefour de Djenné, situé à une centaine de kilomètres de Sévaré, était également sous les feux des terroristes. Aucun bilan n’est pour le moment disponible.
Ces deux attaques coordonnées prouvent à suffisance que les terroristes sont déterminés à ne pas lâcher prise. C’est pourquoi, il est impératif que les Maliens, toutes tendances et toutes considérations confondues, se doivent de mettre leur égo de côté et se donner la main pour sortir le pays de cette situation sans précédent afin de faire face au jugement de l’histoire. Par ailleurs, les forces de défense et de sécurité et les paramilitaires doivent comprendre que depuis plusieurs années maintenant on n’est plus dans une situation ordinaire. Puisque situation de crise exige comportement de crise, les porteurs d’uniformes doivent se conformer à cette guerre asymétrique qui leur est imposée.
C’est le lieu d’interpeller les ministres de la Défense et des anciens combattants et de la Sécurité et de la protection civile pour l’application stricte de la mesure qui interdit aux porteurs d’uniformes en faction d’utiliser son téléphone ou de fumer. En effet, c’est devenu courant, voire normal, de constater devant les commissariats et les brigades de gendarmerie des agents en faction qui déposent leur arme ou la portent en bandoulière et se connectent le plus tranquillement du monde sur le réseau social Facebook. Ce que ces agents doivent comprendre c’est que la nuit, le téléphone portable et la cigarette deviennent des identifiants car permettant à l’ennemi de situer votre présence sur plusieurs centaines de mètres. Beaucoup d’attaques réussissent contre nos forces de défense et de sécurité par le non-respect de cette disposition. Il appartient donc à la hiérarchie de faire appliquer cette mesure.
Diakaridia YOSSI, L'Espérance

 

Retour à l'accueil