C’est parti depuis ce matin pour la conférence d’entente  nationale

Que la montagne n’accouche pas d’une souris !

Se tient à partir d’aujourd’hui la conférence d’entente  nationale pour une semaine. Venus de toutes les régions du pays, environ 300 participants  se retrouveront au chevet du Mali. La particularité de cette rencontre est que seuls les Maliens, entre eux, ont décidé de se parler, même si cela est inscrit dans l’accord pour la paix et la réconciliation nationale. 

Bien que cet évènement revête un caractère particulier, il existe autour de lui un certain nombre de divergences. Les partis politiques de l’opposition  critiquent le fond et la forme et rejettent, en l’état actuel,  toute participation  à ces assises.  D’autres de la CMA et de la plateforme ont aussi fait volteface et jusqu’au moment où nous mettons sous presse leur participation n’est pas garantie malgré les négociations de dernière chance.
Les dissidents à ces journées brandissent quelques raisons de leur non-participation. Entre autres, il s’agirait, disent-ils, de la mauvaise préparation, de la non inclusivité, de la mauvaise qualité des termes de références proposés.  
Faut-il surseoir de se parler parce qu’une frange de la société n’adhère pas à l’idée ? se demandent les différents présidents des  commissions préparatoires de la conférence d’entente nationale.  Maintenant que la date des assises est maintenue, la question qui taraude les esprits est celle de savoir : que sortiront de ces assises ? La commission  a-t-elle eu suffisamment de temps de les préparer ?
 Il ne s’agira pas non plus d’évoquer quelques pans de la crise mais de donner l’occasion à tous les Maliens d’ouvrir leur cœur pour trouver une solution durable. Sur la question, un internaute gardant l’anonymat se prononce : « tout doit être mis en œuvre pour que  la solution d’une crise ne donne lieu à une nouvelle crise ».
Certains observateurs expliqueront l’entêtement du régime  à organiser la conférence d’entente nationale pour le simple fait que le mandat présidentiel arrive déjà à termes et du coup, que va-t-il présenter aux Maliens pendant les campagnes électorales. Ceci est à but politique dénonce-t-il. A ce point, les avis sont également divergents car la concertation est l’une des valeurs de notre société : «  sigi ka fo ». Les Maliens attendent de ces assises, pourvu qu’elles ne déçoivent!

Benjamin SANGALA, L'Espérance

 

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