Un couple, accusé de concubinage, lapidé à mort le mercredi 17 mai

L’information a soulevé un véritable tollé dans les milieux de défense des droits humains. En effet, au 21ème siècle, il est inadmissible de constater de tels actes de barbarie dans un pays. La scène, selon des sources concordantes, s’est produite dans la petite localité de Tahglit, située entre Aguelhoc et Tessalit, dans la région de Kidal.

Les auteurs, vraisemblablement des « djihado-terroristes » accusaient les deux de vivre ensemble sans être unis par les liens du mariage.  
On se rappelle encore qu’entre 2012 et 2013, alors qu’une bonne partie du pays était sous contrôle des illuminés, plusieurs atteintes à la liberté et aux droits fondamentaux avaient été enregistrées dans les grandes villes du nord du Mali, principalement à Gao et à Tombouctou. Ainsi, ceux qui étaient accusés de vol étaient purement et simplement soumis à la Charia. La sentence était exécutée en public. Cette scène de lapidation qui a eu lieu le mercredi 17 mai, n’est pourtant pas une première dans cette zone. En effet, en juillet 2012, un couple non marié avait subi le même supplice de la part des éléments de l’association terroriste Ansar Dine d’Iyad Ag Ghali. Aujourd’hui, à la tête d’une coalition jihadiste du nom de « Soutien à l’islam et aux musulmans », Iyad Ag Ghali prône toujours les mêmes pratiques d’un autre âge.
D’après plusieurs sources locales, les « justiciers » accusent le couple de vivre ensemble sans être marié et d’adultère car, selon eux, la femme serait tenue dans les liens d’un autre mariage et que son mari serait détenu depuis plusieurs années dans une prison algérienne.
D’après des témoignages obtenus auprès de la famille du lapidé, il serait le fils d’un fidèle lieutenant d’Iyad Ag Ghali et qui aurait personnellement commandité la mise à mort de son rejeton.
Diakaridia YOSSI

 

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